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Revue de Presse - Archives 2001 | | Archives 2001 de la revue de presse |
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Alors que le nombre d’infections reprend l’ascenseur, les responsables des campagnes de prévention planchent dans la douleur sur les messages à adresser à ceux qui font l’impasse sur la capote. Une chose est sûre: les messages de prévention contre le sida connaissent des ratés. Pour la première fois depuis 10 ans, les cas d’infection augmentent. De plus, 58% des nouvelles infections sont dues à des contacts hétérosexuels. Une étude a montré que les hommes, mais aussi les femmes, de plus de 45 ans se protègent très peu, alors même qu’ils ont une vie sexuelle très active. Face à la nouvelle situation, qui voit paradoxalement cohabiter l’exportation de la maladie en Afrique, sa banalisation en Occident (on croit faussement le sida faussement) et une recrudescence des infections, les responsables des campagnes d’information, pas seulement en Suisse mais dans toute l’Europe, se retrouvent aujourd’hui en panne d’inspiration. On se demande s’il ne faut pas désormais communiquer en suscitant la peur. La marche funèbre progresse dans le monde. Les chiffres: en une année, la maladie a fait 3 millions de morts et 5 millions de nouvelles infections dans le monde. Le bilan: 20 ans après la première manifestation clinique du VIH, ce dernier a fait 25 millions de morts. Quelques 40 millions de personnes vivent avec le virus, dont 2.7 millions d’enfants de moins de 15 ans. L’inconscience: la tendance des rapports sexuels non protégés est à la hausse dans les pays à haut revenu. L’épidémie menace de réapparaître avec une plus grande ampleur. ONUSIDA: ONUSIDA l’affirme: des efforts plus importants de prévention, de traitement et de prise en charge doivent être déployés. Le «présé» capote Le préservatif? C’est toujours un obstacle, il est rare que cela devienne un jeu. Le geste de prévention indispensable, malgré l’aspect ludique qu’affiches et slogans lui attribuent, ne s’inscrit pas naturellement dans le rituel amoureux. Pour nombre d’hommes, le fait que le préservatif implique de devoir interrompre la progression vers l’acte sexuel engendre l’angoisse de la non-performance. D’autres refusent carrément cet intermédiaire qui «diminue nettement les sensations» et empêche de «sentir la peau de l’autre, ce qui est plus érotique, et plus émouvant».
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