
Dans la présentation de la conférence de Bangkok, une étude a mis en évidence le fait que des jeunes Africains sont infectés par le VIH lors de relations anales sans protection entre un homme et une femme, souvent lors de leur premier rapport sexuel. Ces recherches indiquent que le sexe anal jour un rôle plus important qu’on ne l’avait auparavant pensé dans le transmission du VIH, notamment en Afrique australe. La réticence à évoquer une pratique sexuelle taboue est en partie à blâmer. Un modèle mathématique a permis aux chercheurs de l’Université de Californie à San Francisco de déterminer la prévalence des rapports anaux et du risque associé à ceux-ci dans un groupe de 1109 jeunes Sud-africains entre 15 et 24 ans. 21% des répondants étaient séropositifs, un taux très élevé. Après avoir détaillé les différentes formes de rapport sexuel pratiqués, le nombre total de partenaires sexuels et l’utilisation de préservatif lors du dernier rapport sexuel, les chercheurs ont remarqué que les répondants qui déclaraient pratiquer à la fois les rapports annaux et vaginaux étaient ceux qui risquaient le plus d’être infectés par le VIH, notamment les garçons. Seul 7% des répondants de sexe masculin pratiquaient le saxe anal avec un autre homme, preuve selon chercheurs que le sexe anal hétérosexuel est un facteur de risque considérable pour les jeunes hommes sud-africains. Des données suggèrent que les préservatifs sont moins souvent utilisés lors des relations anales que pendant les relations vaginales, ce qui pourrait signifier qu’il existe une confusion involontaire au sujet des messages de prévention, où le rôle traditionnel du sexe anal comme contraceptif est amalgamé à une manière de réduire le risque de VIH. Les chercheurs recommandent donc des interventions éducatives en santé sexuelle, dès l’âge de 9 ans, pour préparer les jeunes à une vie sexuelle qui semble débuter de plus en plus tôt.
Ciblé Sida - No 11 Oct. - Nov. 2004, 01.10.2004 http://www.groupesida.ch/ciblesida |